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[L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur

 
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Eli
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:04 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant

 


    Je me mets dans la peau du personnage
    Accrocher l'attention du lecteur dès le début
    Comment décrire
    10 outils littéraires
    Temps des verbes
    Les séquences textuelles
    Conclusion ou comment finir en beauté






l'image vient de http://nanoplatine.deviantart.com/
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:04 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Eli
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:05 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant


Je me mets dans la peau du personnage 



Lorsque vous écrivez, vous créez des personnages qui ont alors une mission, un but, un mandat, des rêves, des peines, des amours, etc.
Pour que le lecteur se laisse entraîner dans votre histoire, il faut que les personnages aient l’air réel. Il faut les faire réagir comme nous réagirions dans la même situation qu’eux.
La meilleure manière est de ce mettre dans la peau du personnage.

Il faut donc se demander à tout moment : « Comment est-ce que je réagirais ? Qu’est-ce que je ferais ? Pourquoi le ferais-je ? Etc. »

Le risque si votre personnage ne réagit pas normalement à une situation c’est qu’il va perdre toute crédibilité.

Exemple :
Votre personnage a une très grande peur des hauteurs, mais au premier moment il monte au 80e étage d’un édifice et il se jette en bas.


Pourquoi fait-il cela…qu’est-ce qui le pousse à faire cela ? Il faut tout t’expliquer sinon le lecteur va se dire : Mais il est fou, ce n’est pas normal !

Il faut non seulement ce mettre dans la peau du personnage principal, mais aussi dans la peau des personnages secondaires.
Le plus souvent, les auteurs s’inspirent d’une personne qu’il connaisse ou d’une personne qu’ils ont connue.
Ainsi, si ils ont connu une fille qui posait des milliers de question et qui s’attirait pleins de problèmes, ils peuvent s’inspirer d’elle pour créer une petite sœur totalement énervante

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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:06 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant


Accrocher l'attention du lecteur dès le début 


Il n’existe pas de formules magiques pour qu’un lecteur aime votre histoire…par contre, il existe des trucs qui vous permettrons d’accrocher son attention.


Premièrement, il faut éviter les grandes séquences descriptives.

Bon nombre de lecteur n’aime pas particulièrement les séquences de 2 pages. Il est donc beaucoup plus approprié de mettre de petites parties descriptives d’une ou deux lignes à plusieurs endroits spécifiques.


Deuxièmement, il faut amener rapidement l’action.

Il faut que l’action qui déclenche l’histoire (l’élément déclencheur) arrive le plus rapidement possible.

C’est une très mauvaise idée que d’attendre 4 chapitres avant de déclencher l’action. Le lecteur aura eu le temps de ce lassé, de choisir un autre livre et c’est ce que nous voulons éviter.

Il faut expliquer la situation du personnage principal dans le premier chapitre. Sa vie, ce qu’il fait, ce qu’il aime, qu’est-ce qui l’a amené jusque la, etc. Dans le deuxième chapitre, c’est le moment de poser l’intrigue qui sera de plus en plus développer au fil du livre.


Troisièmement, il faut une syntaxe légère.

Quelques auteurs écrivent de très belles histoires avec une syntaxe compliquée, mais ceux-ci sont habitués. Si vous êtes débutant, je vous conseillerais de commencer légèrement, d’écrire avec votre propre style et non pas avec celui des autres.

Voici un exemple de syntaxe compliquée :

Citation:
Deux familles, égales en noblesse, Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène, Sont entraînées par d'anciennes rancunes à des rixes nouvelles où le sang des citoyens souille les mains des citoyens.
Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies a pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d'amoureux dont la ruine néfaste et lamentable doit ensevelir dans leur tombe l'animosité de leurs parents.
Les terribles péripéties de leur fatal amour et les effets de la rage obstinée de ces familles, que peut seule apaiser la mort de leurs enfants, Vont en deux heures être exposés sur notre scène.
Si vous daignez nous écouter patiemment, Notre zèle s'efforcera de corriger notre insuffisance.



Voici un exemple de syntaxe simple :

Citation:
Billy est très fier dans son costume « combinaison spatial » que ses parents lui avaient achetée pour Noël. Sa mère avait bien essayé de le lui enlever ne serait ce que pour le réveillon en famille, mais rien n’y faisait, un cosmonaute est un cosmonaute et plutôt mourir en mission sur la lune que d’enlever son casque !

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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:07 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant

Comment décrire  


La description est l’une des choses les plus importantes à faire pour avoir un beau texte.
Il faut savoir reconnaitre les endroits où la description serait appropriée et savoir comment décrire.

Décrire est un art que l’on acquiert avec les années, mais ce qui peut aider c’est bien évidemment de lire et de rester toujours dans l’idée que le lecteur est aveugle. Il faut le diriger. Dire qu’une robe est noir ne dit absolument rien ! Il faut dire qu’elle est noire telle une gigantesque ombre luisante.
Déjà là…c’est beaucoup plus jolie !

En plus de cela, il faut avoir beaucoup de vocabulaire puisque plus votre vocabulaire est varié, plus vos séquences descriptives seront belles.


Pour plus de vocabulaire, rendez vous sur le topic du vocabulaire littéraire.
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:24 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant

Les 10 outils littéraires 



Il existe 10 outils littéraires. Ces outils servent surtout à aider les auteurs dans le processus de l’écriture.


1er outil : Le schéma narratif

Ce n’est pas pour rien que le schéma est la base d’une histoire, c’est même l’outil littéraire le plus important pour écrire! Lorsque vous écrivez, le schéma doit être comme une bible pour vous! C’est la base, ce sont les fondations du texte!

Pour plus d’information sur le schéma narratif, rendez-vous ici


2eme outil : Le champ lexical

Ce sont des mots qui se rapportent au(x) thème(s) du texte.

Lorsque vous écrivez un texte sur par exemple l’amour, vous pouvez utiliser cet outil pour vous aider à exploiter ce thème. Ainsi, vous trouverez plusieurs mots qui s’y rapportent et cela vous aidera à composer une belle histoire avec un vocabulaire plus étendu.

 


3eme outil : Les mots de même famille

Ce sont des mots qui se rapportent directement au mot proposé. Ils ont souvent la même racine.

Ex : Amour
Aimable
Amoureux
Aimant
Amant
S’amouracher



4eme outil : Le ton du texte

Pour faire un texte où l’on veut mettre une plus grande émotion, il faut savoir comment raconter l’histoire. En effet, si votre texte est tragique, vous pourriez le raconter de manière à ce que l’on ressente à chacun de vos mots la tragédie.

Il existe 8 tons de texte :

Neutre-
Sans aucune nuance subjective de la part de l’auteur. On pourrait dire un ton objectif : pas de traces de sentiments personnels, d’opinion…

Familier-
Lorsque l’auteur a recours à un vocabulaire appartenant à la langue familière. Ce sont des procédés propres à l’oralité (la manière dont on parle avec des amis).

Dramatique-
Lorsque l’auteur a recourt à un vocabulaire connotatif (qui laisse transparaitre les émotions) qui décrit des émotions, des sentiments forts comme la douleur, le ton dramatique est utilisé pour les récits dont la fin est triste et douloureuse, mais où le personnage principal ne meurt pas.

Tragique-
C’est la même chose que pour le ton dramatique. La seule différence est que si le texte se termine par une fin irréparable, irréversible, c’est-à-dire la mort, il s’agit alors d’un ton tragique.

Humoristique-
Ce ton est là pour faire rire dans une situation sans méchanceté.

Ironique-
Ce ton est là pour faire rire dans une situation en ridiculisant, humiliant la personne. C’est une intention de blesser.

Poétique-
L’auteur a recourt à un vocabulaire très expressif pour révéler sa manière passionnée de sentir et de vivre.

Lyrique-
Une exagération de ce ton poétique, mise sur l’emphase des sentiments, des émotions.


5eme outil: 2 sortes de texte

Les deux sortes de texte aide surtout l’auteur à savoir où il veut diriger son histoire. Vers le réaliste ou vers celui de la fantaisie et de l’irréel.

Vraisemblable :
Le texte vraisemblable est une histoire qui pourrait réellement arriver dans notre monde. Elle est réelle du début à la fin.

Invraisemblable :
Le texte invraisemblable est une histoire qui ne pourrait pas arriver dans notre monde actuel.


6eme outil : Le point de vu du narrateur

Il est important de savoir le point de vu que l’on veut avoir. Si l’on veut avoir un avis sur l’histoire ou si au contraire on veut avoir un regard éloigné de la situation !

Narrateur externe :
- Il raconte une histoire vécue par d’autre.
- Pronoms personnels : 3e personne du singulier et du pluriel.
- Le narrateur externe voit tout et sait tout, mais aucun indice textuel ne permet de l’identifier.
- Il ne participe pas a l’histoire.

Narrateur participant :
- Personnage qui prend part a l’histoire. Il raconte ce qu’il a vécu avec le personnage principal ou en tant que personnage secondaire ou principal.
- Pronom personnels : il, elle, je, tu, etc.

Narrateur témoin :
- Il joue vraiment un rôle secondaire dans le récit. Il raconte ce qu’il a vu, ce qui est arrive au personnage principal et éventuellement aux personnages secondaires.


7eme outil : Évolution psychologique

Une évolution psychologique c’est la manière dont le personnage évolue dans ses états émotionnels.
L’écriture est un art qui se traduit par la manière dont l’auteur est capable de nous transmettre une panoplie d’émotions.

Il faut non seulement que le personnage évolue psychologiquement, mais aussi émotionnellement. Pour un auteur en plein écriture, il est très difficile de s’attarder sur les sentiments d’un personnage et pourtant, c’est tout ce qui rend vivant l’histoire.
Cette étape est très importante puisque l’auteur peut ainsi penser avant l’écriture a comment ses personnages évolueront et selon le déroulement de l’histoire, comment ils réagiront aux divers obstacles.


8eme outil : Valeurs des personnages

Pour peaufiner le caractère de votre personnage il faut qu’il ait des valeurs positives et aussi négatives comme tout être normal.
Une valeur c’est une manière d’être, morale ou immorale. C’est ce a quoi croit une personne.

Valeurs positives –
L’amour
L’amitié
Le respect
L’honnêteté
La sincérité
La fierté


Valeurs négatives-
La vengeance
La vantardise
L’orgueil
La manipulation
L’hypocrisie
La haine
La rancune
Le narcissisme



9eme outil : Les figures de styles

La figure de style est un procédé littéraire qui permet de dire quelque chose d’une manière plus fantaisiste. Il en existe une très grande variété, mais voici les plus importants.


--La métaphore-
Il existe 2 styles de métaphore : la métaphore annoncé et la métaphore directe.

La métaphore annoncée se rapproche beaucoup de la comparaison sauf que dans ce cas, il n’y a pas de « comme ».

Exemple :

La phrase « le soleil est une goutte de lumière »
On compare alors le soleil à une goutte de lumière sans utiliser le mot « comme ».

La métaphore directe c’est lorsque le comparé est dit implicitement.

Exemple :

La phrase « La goutte de lumière éblouissait les cheveux de la jeune fille»
Dans cette phrase, on ne dit pas explicitement que la goutte de lumière est en fait le soleil...il faut donc le déduire dans le contexte de la phrase.


--La comparaison-

La comparaison ressemble énormément à la métaphore, mais elle possède le mot « comme » entre le comparé et le comparant.

Exemple :

La phrase « le soleil est comme une goutte de lumière »
Dans cette phrase, on compare le soleil à une goutte de lumière à l'aide du mot comme.


--L’euphémisme-

Il s’agit d’une figure de style qui consiste à remplacer une expression qui risquerait de choquer, par une expression atténuée.

Exemple :

« Un individu sans domicile fixe » remplace le terme « un itinérant »
« Un demandeur d’emploi » remplace le terme « un chômeur »


--Une métonymie-

Il s’agit d’une phrase qui est irréel. Elle ne peut pas être suivi au sens propre.

Exemple :

Je bois un verre. (Tu ne bois pas le verre, tu bois l’eau dans le verre)
Je mange mon assiette. (Tu ne manges pas ton assiette, mais ce qu’il y a dedans)


--Une antiphrase-

Il s’agit d’une figure de style qui consiste à dire le contraire de ce qu'on pense, tout en montrant qu'on pense le contraire de ce qu'on dit. Ce procédé est le support essentiel de l'ironie.
Le contexte est important, puisqu'il permet de découvrir si une phrase est ironique ou non.


--L’antithèse-

Il s’agit d’une phrase qui désigne deux réalités complètement opposé
.
Exemple :

Beaucoup adorent la nuit alors que certains sont fous du jour


--L’oxymore :

C’est un procédé qui consiste à faire une phrase avec deux mots totalement opposés. Plus les mots sont opposés et plus l’oxymore est beau.

Exemple :

Cette obscure clarté
Un silence éloquent
Un mort-vivant



--La gradation-

Cette figure de style se caractérise par l'emploi de termes de plus en plus forts. L'énoncé comporte des termes de force croissante

Exemple :

« Va, cours, vole… »


--L’hyperbole-

Cette figure de style consiste à amplifier une idée pour la mettre en relief. Il s'agit d'une exagération. C'est souvent le contexte qui permet de dire s'il y a hyperbole ou non.

Exemple :

Briller de mille feux Mourir de soif Avoir trois tonnes de boulot


--L’anaphore-

Il s’agit d’une figure de style qui consiste a répéter un terme au début de chaque bout de phrase pour mettre de l’emphase.

Exemple :

Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade


--La personnification-

Cette figure de style consiste a parler d’un objet, d’un fait, d’une idée abstraite, etc…sous les traits d’un être humain.

Exemple :

L'habitude venait me prendre dans ses bras, comme un petit enfant


--L’allégorie-

Cette figure de style consiste à représenter par une image une idée abstraite. Il s’agit d’un objet (concret) qui représente l’idée (abstraction).

Exemple-

La Colombe et le rameau d'olivier :
La colombe et le rameau (objet concret) représente la paix (idée abstraite)

Une femme aux yeux bandés tenant une balance :
La balance (objet concret) représente la justice (idée abstraite)


10eme outil : Registre de la langue

Le registre de la langue est important pour situer le lecteur. Ainsi, il peut savoir a quel époque il est, si c’est un grand homme qui parle ou si c’est un petit garçon.
Un texte peut utiliser plusieurs registres de langue. Il peut être standard 80% du temps et lorsque les jeunes parlent être familier.

Soutenu-
Langue soignée, vocabulaire rare et très recherché, figures de style très raffinées.

Standard-
Langage correcte et courant.

Familier populaire-
Langage un peu vulgaire, vocabulaire de rue, de jeune
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Eli
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:26 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant

Temps des verbes 



Le temps des verbes est super important pour que l’histoire puisse avoir du sens puisque c’est ce qui situe le lecteur dans le temps.


L'indicatif-


Le présent s'emploie :

- pour décrire une action qui a cours au moment présent:
Je m’inscris au spectacle de fin d’année.

- pour marquer une action qu'on a l'habitude de faire régulièrement:
Ma sœur sort les poubelles.

- pour décrire une opinion, un fait qui durent dans le temps:
La Terre est ronde.

- pour relater des faits passés (tout le récit est alors au présent):
Les Anglais prennent possession de la Nouvelle-France.

- pour exprimer un futur très proche:
Marianne va patiner demain.

- pour exprimer une condition avec un futur:
Si je le vois aujourd’hui, je ne le verrai pas la semaine prochaine.


L'imparfait est utilisé :

- pour décrire une action passée qui dure dans le temps ou qui se répète régulièrement:
A son anniversaire, elle était au zoo.

Durant les fêtes, Julien passait tout son temps devant l’ordinateur.


- pour marquer une action passée qui a cours lorsqu'une autre action passée commence:
Mon copain m’embrassait lorsque mon père entra.

- pour décrire un moment précis du passé, dans certaines narrations, lorsqu'il y a un indice de temps:
Au moment ou le film commençait, nous arrivions.

- pour atténuer certaines demandes:
Je venais voir si vous étiez prêts.

- pour exprimer une condition, avec un conditionnel présent:
Si Charles était populaire, il aurait sûrement remporté l’élection.


On se sert du passé simple :

- pour décrire des actions passées complètement terminées, sans lien avec le présent; ce temps est réservé à un niveau de langue plus soutenu, qui convient à l'écrit mais peu à l'oral:
Les parents de Ploum n’arrivèrent jamais au spectacle.

Un beau jour, un prince alla embrasser Blanche-Neige qui reposait dans un cercueil de verre.



Le passé composé s'emploie :

- pour exprimer les actions terminées du passé qui ont encore un impact dans le présent:
J'ai coulé mon examen de français alors je ne peux plus sortir.

- pour remplacer le passé simple dans la langue orale ou même à l'écrit, lorsqu'on veut prendre un style plus simple:
Les parents de Ploum ne sont jamais arrivés au spectacle.

Un beau jour, un prince est allé embrasser Blanche-Neige qui reposait dans un cercueil de verre.


- pour remplacer un futur très proche:
Attendez-moi: j'ai presque fini de manger!

- pour exprimer une condition avec un futur, lorsque l'action se passe avant l'action au futur:
Si les élèves ont compris mes instructions, ils feront leur travail seuls.


On utilise le plus-que-parfait :

- pour décrire une action qui précède une autre action passée:
Il jurait l’aimer même si il l’avait frappé.

William raconta l’histoire qu’il avait écrite.

- pour exprimer une condition avec un conditionnel passé:
S’il avait remis son devoir a temps, il aurait sûrement eu une bonne note!

- pour manifester du regret, de la déception dans une phrase exclamative:
Quel dommage! Si seulement tu avais pu rester parmi nous!


Le passé antérieur s'emploie :

- pour exprimer une action passée, généralement brève et terminée, qui précède une autre action passée:
Dès qu’Eli s’absenta, Betty dévora un troisième morceau de gâteau.


Le futur simple s'emploie :

- pour décrire une action qui aura lieu plus tard:
Nous vous remettrons l’examen dès qu’il sera corrigé.

- pour adoucir un ordre:
Tu me donneras le lait quand tu auras fini de t’en verser un verre.

- pour remplacer le présent en atténuant:
Je vous avouerai franchement que je n'y comprends rien.

- pour raconter des événements passés:
Avec la venue Céline Dion, le monde de la musique sera totalement bouleversé.


Le futur antérieur est utilisé :

- pour décrire une action future qui précède une autre action au futur:
Dès que j’aurai terminé, on me donnera un promotion.

- pour marquer une action future considérée comme terminée:
J'aurai terminé de payer ma maison en 2054.

- pour exprimer des sentiments de regret, de surprise:
Tu ne m'auras donc jamais comprise!

- pour atténuer ou marquer une supposition:
Son courage l'aura donc sauvé.
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:27 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant

Les séquences textuelles 



Séquence narrative : C’est une partie du texte qui est racontée par un narrateur.

Séquence descriptive : C’est une partie du texte qui sert à décrire une action, un lieu, un objet, un personnage, etc.

Séquence explicative : C’est une partie du texte qui sert à expliquer une situation, un fait, etc.

Séquence argumentative : C’est une partie du texte qui sert à donner des arguments par rapport a une situation, un fait, etc.

Séquence dialogale : C’est une partie du texte où une ou plusieurs personnes parlent ensembles. On utilise dans ce cas le discourt directe ou indirecte.

Directe : Les paroles sont dites et non pas rapportées. On utilise dans ce cas les deux points [:] et les guillemets français [«...»].

Ex :
J’ai regardé ma mère dans les yeux et je lui ai dit : « tu es belle! »

Indirecte : Les paroles sont rapportées. On enlève alors les deux points [:] et les guillemets français [«...»].

Ex :
J’ai regardé ma mère dans les yeux et je lui ai dit qu’elle est belle.

 


Exemple global :


[ Marie était une très belle fille de 15 ans. Elle avait les cheveux aux épaules et une démarche de rêve qui laissait transparaitre en elle une très grande confiance. Elle avait par contre plusieurs problèmes de comportement. Il faut dire qu’elle avait perdu ses parents très jeunes et qu’elle a été trimballée de familles en familles. Personnellement, je ne pense pas que l’on puisse lui en vouloir. J’ai côtoyé Marie durant 1 an puisqu’elle habitait dans mon cartier et aujourd’hui, je ne lui en veux pas de ce qu’elle a fait même si c’est tout à fait abominable. Je crois que l'enfance qu'elle a eu est responsable de ce qu'elle est devenue. Je me souviens encore de ce que je lui ai dis la première fois que je l’ai vu dans le cartier. Je lui avais demandé où était ces parents et elle, elle avait répliqué de me mêler de mes affaires! J’étais encore loin de me douter à qui j’avais affaire. ]

Le texte est totalement narratif, mais à l’intérieur de celui-ci il y a plusieurs séquences textuelles.
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 17:27 (2007)    Sujet du message: [L 3] Je peux enfin écrire! ou l'étape du batisseur Répondre en citant

La conclusion, ou comment finir en beauté 



Comme toute œuvre ou tout projet de longue date, il y a toujours un moment à la fin (c’est toujours mieux qu’au début), qu’on appelle Conclusion. C’est à ce moment qu’on se dit:
« J’ai réussi. Je m’étais donné un objectif, faire la plus belle œuvre qui soit, et j’ai réussi. Enfin, presque! »
Vous me demanderez, pourquoi presque?! Et bien, oui, le travail n’est pas terminé!

Pour bien des gens, c’est ici que le plus gros du travail commence. Comment finir notre histoire sur une belle note? Vous vous demandez peut-être pourquoi la conclusion est si importante, alors que toute votre histoire a été bâtie.

La fin est un moment crucial, que vous fassiez une suite ou non. C’est sur les derniers mots que le lecteur restera accroché. Souvent, une conclusion intrigante laissera la personne accrochée à votre histoire et se demandera ce qui va se passer par la suite. Une fin inattendue fera de même. Mais souvenez-vous qu’une histoire dont on prévoit la fin depuis le tout premier chapitre n’est jamais très aimée. Ce n’est pas ce que recherchent les gens et cela laissera une mauvaise impression dans la tête des lecteurs.
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